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La Gazette du Fêlé


       N°12 - Février 2009


 
EDITO


L'année 2008 fut sous le signe de l'écologie et de l'environnement.
Sans doute afin de donner une image écologique à la fédé, Certaines personnes ont en 2008 suivi l'exemple de la marionnette de Jean Louis Bordeaux des guignols de l'info...
 
D'autres, sans doute pour plaire au président du pays, ont même tenté d'imiter en fin de saison le comportement du futur ex-président de la france en visite au salon de l'agriculture face à quelqu'un qui voulait lui serrer la main d'un peu trop près dans un virage. Ils ont poussé la parodie jusqu'à tenter d'etouffer l'affaire en écrivant cela en tout petit à l'AG pour que personne n'entende...

Dans la rubrique histoire de fêlés, retrouvez comment Gilles Hardel et Maurice Sénéchal se sont retrouvés avec des cartes de boeufs à distribuer le soir de noël.

Et l'année 2009 s'annonce pleine de nouveautés technologiques epoustoufflantes, que vous pourrez découvrir dans la rubrique des news.

De plus, retrouvez bien sûr également la rubrique phare de la Gazette du Fêlé, l'interview de Rita Skeeter, qui cette fois a rencontré Titi de Chantiti afin qu'il nous raconte comment il en est venu aux voitures à pédales, une histoire véridique epoustoufflante à dormir debout sans fermer l'oeil borgne d'un pirate.

 

Toute lecture incomplète est strictement interdite.
Il est interdit de lire la Gazette du Fêlé en mangeant du salami, il y a un risque d'étouffement.
Dans la Gazette du Fêlé, époustoufflant s'ecrit avec deux f. (c'est plus impressionnant !)
Photo de Couverture : Titi



SOMMAIRE
 


 
 


News



Les toutes dernières nouvelles sensationnelles du monde des voitures à pédales en exclusivité exclusive et en avant première.



Nouvelle tenue pour les membres du bureau

Afin de passer incognito, chaque personne du bureau devra obligatoirement, s'il le souhaite, porter le costume des bredouillettes pendant les courses.
Les pilotes de la reinette sont 100% pour !


La canne à pêche est en option.





La Fédé parle de supprimer la vitesse...

Des bruits de couloir circulent comme quoi le classement vitesse serait remplacé par un vote à l'applaudimètre du public à la fin de chaque course.

De nombreux clubs approuvent, affaire à suivre...



Nouvelle méthode de comptage à la pointe de la technologie...



Une toute nouvelle technologie sera peut être éventuellement testée cette année pour le comptage des tours, mais c'est pas sûr.
Un robot abboyeur crierait les numéros des voitures qui passent devant lui, et un robot écriveur ferait une croix sur la feuille de comptage.
Le robot qui crierait les numéros des voitures détecterait le passage des voitures devant lui au moyen d'une boite de tic tac collée sur la voiture.
Ceci permettrait d'éviter à trois personnes de s'occuper du comptage pendant les courses. Ce système fonctionnerait tout seul s'il y a suffisemment de personnes pour s'en occuper (il faudrait juste trouver dix personnes pour installer le robot qui donne les numéros des voitures, et 150 personnes pour surveiller que le public ne se balade pas avec des boites de tic tac).
Le système, s'il est utilisé, devra être doublé du système de comptage manuel traditionnel car il tombe souvent en panne.

Une équipe serait désignée volontaire pour pédaler sur place toute la durée de la course sur les vélos fixes reliés à une dynamo pour alimenter les batteries des deux robots.
Pour simplifier l'installation de cet équipement, les tours ne seraient plus comptabilisés pour chaque voiture mais globalement. Tous les tours de toutes les voitures étant cumulés, puis divisés par le nombre de voitures pour obtenir les résultats finaux.

Les éventuels ex-eacos en vitesse seraient départagés par l'ordre de passage sur la ligne de départ au premier tour.
Le look "boite de tic tac" serait interdit, mais toléré.
De plus le public ne serait plus autorisé à utiliser de téléphone portable, ni de lecteurs MP3, et la sono devrait etre supprimée, car toute installation électrique risquerait de perturber le systeme.




Cape d'invisibilité


Si vous souhaitez assister à une réunion sans qu'on vous y voit, louez la cape d'invisibilité.
Elle vous permettra de tout voir et entendre sans etre vu.
Cette cape a été testée en situation réelle.

Photo de la cape d'invisibilité :







                                                        

(Photo non contractuelle, coloris succeptible d'être modifié)




   Les nouvelles rustines


Afin d'économiser des pixels, la fédé envoie maintenant ses bulletins d'information par mail recto-verso. Il suffit de démonter votre écran pour lire le verso.
Mais attention ceci ne fonctionne qu'avec les ecrans plats. Les heureux possesseurs de tubes cathodiques devront aplatir leur écran avec un rouleau aplatisseur pour que ça fonctionne.

Dans le courant de l'année, un système sera mis en place pour que les équipes qui ne peuvent pas se déplacer puissent participer à une course par mail.
Ceux qui n'ont pas d'écran pouront contacter la fédé par mail afin de recevoir les rustines imprimés au format timbre poste sur clef usb.
La fédé vendra en fin d'année un classeur en forme de chambre à air pour y ranger les rustines de la saison.


                




Le site de la Noiraude et du Salami


Pour pouvoir accéder au site de la noiraude, il faut faire quelques modifications dans votre ordinateur , mais rassurez-vous ca ne prend que 5 minutes.
nous avons essayé pour vous :

il faut faire quelques soudures sur la carte mère de votre ordinateur pour souder l'extension que Lolo vous enverra à vos frais par la poste :
Cette extension prend un peu de place donc il vous faudra peut-être découper la carlingue de votre ordinateur.
Lolo a mis au point cette extension à Toulouse il y a quelques années, et le moins que l'on puisse dire c'est que son premier prototype à fait du bruit.
Il vous faudra aussi alimenter cette extension avec un transformateur à part car l'alimentation de base de votre ordinateur risque de ne pas être assez puissante.
Il est également conseillé de prévoir un système de refroidissement pour cette extension, car les composants utilisés dans sa fabrication chauffent énormément.
Nous avons opté pour un système de refroidissement à eau proposé par Lolo.
A notre premier essai, nous nous sommes retrouvés dans le noir complet, et il nous  a fallu attendre une semaine qu'EDF refasse à neuf toute notre installation.
En fait pour pouvoir utiliser le matériel de Lolo, il faut prendre l'abonnement "plus" d'EDF, avec un raccordement qui supporte une puissance de 2,21 GigoWatts.
Une fois notre installation refaite, nous avons pu accéder au site de Lolo pour voir quelques photos et le début d'une vidéo.

Les photos sont époustoufflantes prises dans des conditions de brouillard extrême ou avec des effets de cadrages penchés donnant l'impression que Maguy a pris ces photos alors qu'elle pilotait un hélicoptère d'une seule main.

Côté vidéo, Dingue des grand films catastrophes hollywoodiens, Maguy est une pro de l'effet tremblement de terre.
A Vinon Sur Verdon l'année dernière elle n'a pas hésité à fracasser l'objectif de son appareil photo-caméra en le jetant au sol afin de faire apparaitre des brisures sur l'image, pour rendre l'effet dramatique encore plus crédible.


Et au bout de 30 secondes de vidéo, un effet epoustoufflant se produit au niveau de l'extension, qui se met à vibrer bruyamment, et à cracher des gerbes d'étincelles et de la fumées toxiques, recréant de façon très crédible les conditions réelles d'un tremblement de terre. Le tremblement s'est même propagé à tout notre voisinage, et toutes les vitres ont volé en éclat jusqu'à 1 km à la ronde.

A ce moment là nous avons du stopper l'experience car EDF nous a appelé pour nous dire que toutes les centrales nucléaires du pays étaient à plein régime à cause de nous.

Nous vous déconseillons d'essayer de consulter le site de Lolo si vous habitez a proximite d'une faille sismique ou lors des grandes marées.

Certains astronomes ont rapporté le fait que le meme jour que notre essai, une énorme éruption solaire a eu lieu sans qu'ils en comprennent la cause, et Saturne aurait vascillé sur son axe et interverti son orbite avec celle de Jupiter. Les instruments sur la face cachée de la lune ont enregistré de fortes variations du champs magnétique du centre de la voie lactée, ce qui aurait déclenché un orage lunaire sans précédent. Mais aucun lien de cause a effet n'a été prouvé, bien que tous ces évènements aient eu lieu juste après que nous ayons consulté le site de Lolo.

Nous sommes désolés, nous n'avons été autorisé à parler du site de la noiraude qu'a condition de mettre de la publicité pour les petits poids "charleval" :



Une note ministèrielle précise qu'il est interdit de consulter le site de Lolo après 20h30 à cause de la publicité.












Les boeufs de fin d'année


La fédé souhaitait fêter festivement les fêtes de fin d'année en envoyant à la fn de l'année des voeux estampillés FFCVP à toutes les équipes.

Seulement,
lorsque le président a demandé par  téléphone à la secrétaire d'envoyer un mail à la sous secrétaire pour lui dire d'envoyer des voeux à toutes les équipes pour noël, il a éternué, la secrétaire a sursauté et à fait une faute de frappe, tappant un B à la place d'un V.
Heureusement, la sous-secrétaire, en lisant le mail, à corrigé d'elle même l'erreur evidente : ca ne s'ecrit pas "boeux", mais "boeufs"...

Résultat, Maurice Sénéchal fut plus que surpris lorsque, le lendemain matin, passant prendre le courrier à distribuer, il constata qu'il avait une dizaine de boeufs à livrer, sous enveloppe, dans son village de Vernoscq lès Anonnay. Les boeufs étaient emballés sous enveloppe géante et ils étaient estampillés FFCVP en lettres géantes sur les côtés.
Il nous a raconté son aventure :
"Cette tournée fût une vraie aventure, j'ai appelé Gilles Hardel en renfort et nous avons soudés nos deux vélos côte à côte pour pouvoir transporter les boeufs.
Nous devions faire un voyage par boeuf car nous ne pouvions en transporter qu'un seul à la fois.
Nous avons eu bien du mal à faire monter le premier boeuf sur le vélo. Gilles est monté sur le boeuf, et moi sur mon vélo.
Dix mètres plus loin, un pneu a crevé.
J'ai dit ça commence bien, ça faisait une heure qu'on était parti de la poste (nous avons mis une heure pour faire ces dix metres car le boeuf ne savait pas pédaler, il a fallu lui apprendre)
Nous avons dû décharger le boeuf et réparer la roue crevée. Par chance, Gilles avait justement une rustine verte carrée dans sa poche, qui a parfaitement fait l'affaire, même si elle était percée.
Le problème c'est que le boeuf n'a jamais voulu remonter sur le vélo, car un jour il était déjà monté sur un vélo réparé avec une rustine verte carrée et il avait perdu une roue, ce jour là il a bien cru qu'il finirait en côtelette.
C'est alors que Gilles a eu une idée fulminante, celle d'attacher les 8 boeufs que nous devions livrer devant les deux vélos soudés, de sorte qu'on n'ait même plus à pédaler puisqu'ils entraineraient les vélos comme un traineau.
Nous avons fini notre tournée le lendemain matin vers 4h. Cette nuit là plusieurs personnes disent avoir vu le traineau du père noël, on a raté ça car même si on a passé notre journée dehors, Gilles et moi on n'a rien vu..."










L'interview de Titi de Chantiti

Le navigateur le plus fou de la planète, en eurovision.


Rita Skeeter : "Titi, comment en êtes vous venu aux voitures à pédales ?"


Titi : "Je vais essayer d'être bref. C'était au temps où je portais un chapeau. Tout a commencé un beau matin de mai. Le temps était superbe ce jour là.
Je lisais une blague de carrambar, allongé dans mon hamac, accroché entre deux palmiers sur un petit coin de pelouse au bord de la plage. Plié en deux à cause de la blague de carrambar, je suis tombé du hamac, ce qui m'a réveillé.
En me relevant, je vois, sur la plage, un vieux bateau à voile délabré.
N'ayant rien de particulier à faire cet après-midi là, je décidai de retaper ce vieux bateau pour partir en mer avec. Un pot de colle et un pot de peinture blanc, et, 30 minutes plus tard, le bateau était en état.
Apres l'avoir baptisé "Chantiti", je l'ai mis à l'eau et suis monté dedans.
Il y avait un siège, assez confortable. J'ai commencé par longer la côte pour voir s'il tenait bien la mer. Il prenait un peu l'eau mais pas tant que ca, alors je décidai de me lancer vers les hauts fonds.
C'est en croisant un dauphin qui passa tout près de ma voile que je commençai à me poser des questions. Je crus d'abord que ce dauphin avait sauté par dessus mon bateau, mais en y regardant bien, je m'aperçus qu'il volait, car il ne retombait pas.
Bizzare...
Comme je n'avançais plus beaucoup, je décidai de sortir la grand voile.
Elle ne fut pas facile à déplier car elle était trempée.
C'est à ce moment que je m'aperçus que j'étais, moi aussi, trempé.
Bizzare, il faisait pourtant très beau quand j'étais parti...
Pourquoi alors étais-je trempé?
Je regardai alors le fond du bateau, que je n'avais pas pris le temps d'examiner attentivement.
Il y avait tout un attirail bizarre avec des chaines et ... des pédales !
Comme si quelqu'un avait oublié son vélo dans le bateau.

J'essayai de le décoincer mais il semblait tenir d'un seul bloc avec le bateau.
Mais le plus étrange c'est que tout le fond du bateau semblait avoir été enlevé, car  en regardant en bas je voyais les poissons, les crabes, les corraux, bref tout ce qu'il y avait en dessous du bateau.

 Il me vint une idée, et je posa mes pieds sur les pédales, et me mit à pédaler comme sur un vélo. Et le bateau avança.


Je pédalai ainsi pendant des heures, jusqu'à ce qui semblait être un
volcan en pleine éruption, sous l'eau. 




La lave sortait en boules fumantes, on aurait cru être dans une usine de roulements à billes pour soucoupes volantes.


Je contemplais ce spectacle époustoufflant, jusqu'à ce qu'une boule plus grande que les autres se forme devant moi.

Elle semblait ne pas se détacher de la lave en fusion, et grossissait de plus en plus, c'était epoustoufflant. Cette boule qui se formait avait sur sa surface un objet brillant  que les boules précédentes n'avaient pas.

La boule avait atteint un diamètre d'au moins cinq mètres quand elle se détacha de la lave bouillonnante. Je me dis alors qu'elle pourrait m'écrabouiller, moi et mon bateau , comme une crèpe au sucre beurrée au demi-sel Breton.
mais le pire, c'est qu'elle se dirigeait vers moi.
Je m'étais garé dans une sorte de petite vallée qui menait vers le sommet du volcan, et la boule s'élança à toute vitesse vers moi.


Je fis demi-tour et fonçai vers le bas du volcan, poursuivi par la boule géante.
Les talus étant trop abrupts, je ne pouvais pas sortir de la vallée sans risquer de me faire aplatir par la boule géante comme une rondelle de salami qu'on écrabouillerait avec une enclume. Je devais donc encore accélérer car la boule prenait de plus en plus de vitesse...
Je me demandai comment j'allais me sortir de là.
Tout à coup, un crabe géant des mers des acraïbes surgit d'une des parois de la vallée, et descendit dans le creux, à environ 300 mètres devant moi, et je fonçai vers lui.


Je l'ai même entendu crier "miam miam" tandis qu'il regardait vers moi et mon bateau à pédales.
Je n'avais qu'une chance, essayer de zigzagguer et de passer entre ses pinces.

Je zigzaggai à droite, et le crabe se tourna du côté où j'allais.
Je zigzaggai alors de l'autre côté, et le crabe se tourna de nouveau.
 Il semblait très rapide. Je zigzaggai de nouveau vers la droite, puis à gauche.

Je n'étais plus qu'à une dizaines de mètres du crabe, quand la boule ricocha sur un rocher que j'avais évité quelques secondes plus tôt, passa au dessus de moi et allait retomber sur le crabe pour l'écrabouiller comme une tarte aux pommes en forme de U qu'on écraserait avec des milliers de boules de pétanques déformées.
Mais au dernier moment, la boule se figea en l'air. Je ne compris pas pourquoi.
Puis, surgissant lentement du haut d'une des falaises de la vallée, un crabe beaucoup plus grand que l'autre, avec un de ses crochets pointés vers la boule géante, comme s'il la tenait en lévitation à distance, s'adresse à l'autre crabe :

 "Hé, crabouille, je suis ton père ! blub lblub"



"Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ! blub blub", répondit l'autre crabe.

"La force est très puissante dans ta famille blub", dit le grandcrabe
"La force ? blub blub"
"Oui, c'est la force qui relie tout dans la galaxie et maintient les choses en un tout unique blub blub"
"Mais Yan Solo m'a dit que c'était du flanc ? blub blub"
"Oui peut-être, mais depeche toi si non le bateau va te rouler dessus. blub"
El les deux crabes partirent par le haut de la falaise, en laissant la boule retomber lourdement.

La boule s'arrêta et je fonçai alors vers elle, j'écrasai alors les poignées de freins mais je percutai quand même la boule, qui se fracassa en morceaux.
Et l'objet brillant que j'avais aperçu au départ tomba près de mon bateau.
c'était un objet en cristal, en forme de crâne.
D'ou pouvait'il bien venir ? Il était sorti du volcan avec la lave en fusion.
Je le pris avec moi et repartis vers le volcan.
Il y avait de plus en plus de boules de lave, mais toutes plus petites que celle qui m'avait poursuivi.
Je parvins tant bien que mal à contourner le volcan pour continuer mon chemin, vers l'est.

Un peu plus tard je rencontrai Jean Paul Poisson qui faisait des essais. Mais sa voiture à pédales n'était pas du tout au point, sa chaine faisait sans arrêt cui-cui-cui-cui, alors qu'elle aurait du faire blub-blub-blub-blub.





Arrivé dans les acraïbes, je réussis à échaper aux pirates tant redoutés dans ces mers en passant sous leurs bateaux.
Mais un peu avant d'arriver sur la côte , j'ai traversé une ville géante engloutie.
Cette ville était magnifique, avec des grandes pyramides. Curieux de savoir quelle était celle ville,je m'arrêtai et montai au sommet de la plus grande de ses pyramides.
  J'arrivai au sommet, à l'entrée d'un temple avec ce qui restait d'une grande porte. Au dessus de ces restes de porte étaient gravées dans la pierre, des lettres, en partie recouvertes d'algues vertes :
A-L-NT-S
  Je poussai ce qui restait de la porte pour entrer dans le temple.
Je me retrouvai dans une énorme pièce sombre, si grande que je n'en distinguais pas les limites. J'avançai tout droit et découvris devant moi un escalier qui descendait, sans doute, à la cave.
Comme j'avais grand soif, je n'hésitai pas, et descendis l'escalier, espèrant que j'y trouverais de quoi étancher ma soif.
L'escalier descendait tout droit dans une pente très raide.

J'arrivai dans une pièce qui ressemblait plus à un grenier qu'à une cave.
"Mince alors", me dis-je, cet escalier descendait donc au grenier ?
Cette pièce était très lumineuse, aux murs sculptés de dessins ressemblant à ceux qui ont été découverts sur les tablettes summériennes, à ceci près qu'ils étaient ici en couleur. Le plafond étant recouvert d'algues fosforescentes, il faisait dans cette pièce aussi clair qu'en plein jour.
La fresque du mur en face de moi représentait, à gauche, des hommes grandeur nature qui semblaient apporter des objets en or aux personnages de la partie de droite.
Mais les personnages de la partie de droite semblaient être des géants, environ un tiers plus grands que les hommes de la partie gauche.
Et au centre, une pyramide dont le sommet semblait se détacher, comme un vaisseau spacial en train de décoller, ou d'atterir.

Ne comprenant pas grand chose à ces dessins, je repartis toujours vers l'Est, espérant arriver bientôt en amérique centrale.
Je suis bientôt arrivé sur une grande plage de sable bordée d'une forêt verdoyante.

J'ai débarqué sur cette plage et je suis rentré dans la forêt pour chercher de quoi me ravitailler.

Il y avait essentiellement des noix de coco et des baies.
Je suis arrivé près d'une rivière , que j'ai commencé à remonter.


Passant tout près d'un arbre, j'ai remarqué qu'il y avait une petite flèchette plantée dans le tronc, à hauteur d'une tête d'homme.
Je l'ai prise et j'ai remarqué qu'il y avait du poisson encore frais dessus. Les ovitos ne devait pas être loin.
Après avoir contourné, en suivant le lit de la rivière, une montagne en forme de charlotte aux fraises, je suis arrivé près d'un petit lac, d'ou partait la rivière.


De l'autre coté de l'embouchure, une cascade se jetait dans la rivière.


Sur ma gauche, j'aperçus une énorme statue Aztèque représentant une tête d'Olmèque malade, presque entierement recouverte de vegetation.


Derrière cette statue, une cavité semblait être l'entrée d'une grotte.
Je passai derrière la statue.
Ce n'etait pas une grotte mais une entrée menant dans un temple.


Il y avait d'enormes araignées aux pattes velues qui se baladaient partout.





En suivant un couloir, je suis arrivé à une grande salle, au fond de laquelle était posé, sur une table de pierre ronde à angles droits, un objet jaune brillant, un peu comme ce crâne de cristal que j'avais pris avec moi, au fond des mers des acraïbes.

Je me suis approché en faisant très attention où je posais les pieds, car la pièce était truffée de pièges comme une boite pleine de salsifis périmés.
L'objet brillant était un autre crâne de cristal, de la même taille que celui que j'avais déjà. La différence c'est que le cristal dans lequel il etait sculpté était de couleur jaune, un peu comme de l'ambre.


Il était posé sur un cylindre cubique au centre de la table ronde à angles droits, et ce cylindre cubique ne semblait pas solidaire de la table.
Je me suis dit immédiatement : "il y a sans doute un piège oval là-dessous."


J'ai pris un sac de sable (je me balade toujours avec un sac de lest sur moi, ça peut toujours servir).

Au pifomètre, le sac devait etre plus lourd que le crâne, j'ai donc pris une poignée de sable pour l'enlever du sac.


Je me suis penché en avant, avançant les bras pour pouvoir intervertir le plus rapidement possible le sac et le crâne de cristal jaune.


J'ai serré dans ma main gauche le crâne de cristal, tout en approchant le sac de sable de ma main droite, puis j'ai basculé le crâne sur la gauche tout en le remplacant par le sac de sable.


Rien ne semblant bouger, j'ai pris le crâne de cristal avec moi, et me suis retourné pour reprendre le chemin de la sortie du temple.


A ce moment, j'entendis un bruit de pierre qui roule derrière moi, comme si Mick Jagger faisait des vocalises. J'ai trouvé cela surprenant, car autant que je m'en souvienne il ne faisait pas ce voyage avec moi. Je me suis dit que c'était une occasion unique, s'il etait dans le temple, de lui demander un autographe.
Je me suis retourné vers la table ronde à angles droits, mais je ne vis pas Mick Jagger.
Mon cerveau ne fit qu'un tour dans ma tete, et je compris que ce n'était pas Mick Jagger que j'entendais, quand je vis que le cylindre cubique sur lequel je venais de poser mon sac de sable s'enfonçait à travers la table ronde à angles droits.
Et à ce moment, les murs se mirent à trembler.
Je me dis alors que c'était le moment de prendre la poudre d'escampette.
Je fouillai dans mon sac à dos pour prendre ma poudre d'escampette, mais tout ce qui me restait c'était un sac de sable. Je m'étais trompé, c'est le sac de poudre d'escampette que j'avais posé sur le cylindre cubique pour remplacer le poids du crâne.
J'eus tout juste le temps de le reprendre avant qu'il s'enfonce complètement dans la table ronde à angles droits, et je courus vers l'entrée du temple.
C'est quand j'eus franchi l'entrée de la pièce qui menait au long couloir pour sortir du temple que j'entendis les Rolling Stones au grand complet.
Je me suis dit mince alors ils sont quand même là !
Je me suis retourné encore une fois, pour voir une boule géante qui roulait vers moi.


J'ai couru aussi vite que j'ai pu vers la sortie.
La boule géante, trop grande pour passer par l'entrée, est restée coincée, condamnant à jamais l'entrée du temple.
Mais dehors, quelqu'un m'attendait : des Ovittos.


Je leur jetai ce qui me restait de poudre d'escampette à la figure, puis je fonçai à travers la clairiere, pour rejoindre la rivière.


J'entendis au loin un hydravion, et je vis la boule, assis sur un des flotteurs, tenant tranquillement une canne à pêche.




Je lui criai de demarrer, puis, arrivé au bord de la rivière, je saisis une liane pour sauter jusqu'à l'hydravion. Mais je fûs trop court et je tombai à l'eau.


J'eus tout juste le temps de monter sur le flotteur sous les fleches des Ovitos qui me tiraient dessus avec leurs arcs, que l'hydravion décolla.


Je regagnai le siège du copilote. Il était plein de serpentins apprivoisés, que la boule emmenait toujours avec lui. Moi qui déteste les serpentins depuis que je suis tout petit. (mais ça, c'est une autre histoire que je vous raconterai peut-être une autre fois...)
Durant le vol, je racontai à la Boule que j'avais été poursuivi par une boule géante, mail il ne me croyait pas.
La Boule devait repartir le plus vite possible à Fort Boyard, il était juste venu ici pour pêcher, alors il ouvrit une trappe sous mon siège.
Je lui criai  : "hé, y'a un trou dans ton avion"
Il me répondit  : "c'est normal, je dois te laisser là !"
Je lui dis : "il me faut un parachute"
et il me répondit : "y'a plus de parachute, je l'ai découpé pour faire des serpentins"
et là, je suis tombé en chute libre.
Heureusement, on passait justement juste au raz du sommet d'une pyramide Azteque et je fis coucou à la Boule tandis que son avion volait vers le soleil couchant.
J'ai pris une photo en trois exemplaires car ça faisait très joli.







 
En descendant les grandes marches de la pyramide, j'entendis de la musique. Elle semblait provenir de l'autre côté.

Arrivé en bas, je fis le tour de l'édifice et je vis un homme qui jouait du banjo devant une tribu indienne.

Je m'approchai de lui et je dis : "Dr LivingStone, I presume ?"



Il me repondit : "Non , je ne sais pas jouer les Rolling Stones, par contre je sais chanter ça :


C'est l'fameux bateau qui'roul' comm'un vélo
Hissé Haut en pédalo
Dix huit vieux quatre cent jeunots
Je suis fier d'y être matelot.

Tiens bon la vague tiens bon le vent.
Hisse et ho, Santiano !
Si tu ne creuv'pas à l'avant,
Nous irons jusqu'à San Francisco.

J'vais pas pédaler come un escargot
Hisse et ho, Santiano !
Etre Distancé, c'est pas rigolo
En doublant les feux de Saint-Malo


On prétend que là-bas Ca ne monte meme pô.
Hisse et ho, Santiano !
On dérap'fort au raz des poteaux.
Je dépasserai les aut' plein pot.


Un jour, je reviendrai avec le gros lot
Hisse et ho, Santiano !

Au pays, j'irai voir Jojo.
Et je lui paierais un pot


Tiens bon pédales tiens bon le vent

Hisse et ho, Santiano !

Sur le Chantiti ne fait pas dodo
Nous irons jusqu'a san francisco


...



Il jouait du banjo sans jamais s'arrêter.

Puis comme le temps commençait à se rafraichir, un indien dit : "hugh, au frais !"

Etienne posa son banjo, se tourna vers moi et me dit :
"Bonjour, je m'appelle Etienne, je suis un aventurier à la recherches des crânes de cristal"
"Des crânes de cristal ? J'en ai justement deux dans mon sac."
Je pris alors mon sac et je m'aperçus qu'il était percé.
"Mince, je les ai perdus."
"Non, regardez, ils sont là"
Il me montra deux indiens qui étaient en train de les regarder.
Ils avaient découpé mon sac pour me les piquer.
A vrai dire ils ne me les avaient pas piqué, puisqu'ils ne m'apartenaient pas.

Etienne me demanda alors comment je les avais trouvés.
Je lui expliquai que le premier était sorti de la lave en fusion, tandis que pour le deuxième, Etienne me dit qu'il savait où je l'avais pris.
Il m'expliqua alors que quand on trouvait un crâne de cristal il ne fallait pas le déplacer. Il faudrait donc rapporter le crâne jaune que j'avais trouvé dans le temple.
Et pour le premier, une légende dit qu'un des crânes de cristal se trouve au centre de la terre. c'etait sans doute celui là que j'avais trouvé.
Il faudrait donc qu'on l'y rapporte aussi.
Etienne me dit qu'il avait deja trouvé onze crânes de cristal, et qu'il y en avait treize en tout dans la légende.
Celui du centre de la terre etait le douzième, il lui en restait donc un à trouver.

Mais l'important était de savoir où se trouvaient les crânes, pas de les posséder.
Nous devions donc dejà les raporter.
Nous començâmes par celui du temple dans la forêt.

 Mais l'entrée était condamnée par la boule en pierre.
Nous devions donc chercher une autre entrée.
Etienne, tourné vers le lac, et en voyant la rive opposée à dit "et pourquoi pas ?"


Puis il a commencé à faire le tour du lac en suivant la rive.
Je le suivais, sans comprendre son idée.
Nous sommes arrivé à la cascade, devant le mur d'eau.
Je regardais s'il y avait des poissons, puis, je dis à Etienne :  "Eh, tu crois pas qu'on pourrait en pêcher un ou deux, j'ai faim".
N'entendant pas de réponse, je me suis retourné vers Etienne. mais il avait disparu.
Etait-il tombé dans l'eau?
Je regardais dans les remous au pied de la cascade quand tout à coup, je vis une pierre sortir du mur d'eau.
C'était Etienne qui l'avait lancée, il y avait un passage derrière la cascade.
Je le suivis.
De derrière la cascade, on voyait parfaitement le lac et la forêt de l'autre côté du mur d'eau, alors que de l'extérieur on ne voyait rien du tout.
Il y avait une grotte avec un escalier dans le fond.
Sur les parois, des peintures représentaient la cascade et le lac, et le fond du lac, avec un escalier qui descendait.
Puis il y avait des Incas qui descendaient cet escalier qui semblait descendre jusqu'aux entrailles de la terre, comme une tour de Babel à l'envers. Sur un autre dessin, on voyait le globe terrestre représenté en coupe, avec les diverses couches depuis l'atmosphère jusqu'au noyau. Et au centre du noyau on pouvait voir le dessin d'un crâne de cristal.

Nous nous enfonçâmes dans la grotte jusqu'à l'escalier, que nous empruntâmes.
L'escalier montait en tournant vers la gauche, la direction du temple.
L'escalier débouchait dans une grande salle pleine de rouages ovales géants taillés dans la pierre. C'était comme si nous étions dans le mecanisme d'une horloge géante.
Au centre de la pièce, un trou béant donnait vue sur la salle du temple où j'avais découvert le crâne.
Ces mecanismes ovales avaient dû servir à libérer la boule géante qui m'avait poursuivi dans le temple, et qui devait à l'origine se trouver là.
Nous n'avions donc qu'à descendre puis à remettre le crâne là ou je l'avais trouvé.
Je pris une corde dans mon sac et nous descendîmes dans le temple.
Le cylindre cubique sur lequel était posé le crâne quand je l'avais pris s'était enfoncé d'une bonne vingtaine de centimètres dans la table ronde à angles droits, ce qui donnait l'impression qu'il y avait un trou dans la fameuse table ronde à angles droits.
Etienne me demanda de sortir le crâne.
Je le sorti du sac et le lui donna.
Il le plaça dans le trou, au centre de la fameuse table ronde à angles droits, en prenant soin de le mettre dans la position ou je l'avais trouvé, la face tournée vers l'entrée du temple.
C'est alors qu'on entendit les rouages ovales de la pièce au dessus se mettre en mouvement.
Puis, provenant de l'entrée du temple, celle par laquelle j'etais venu la première fois, le groupe des Rolling Stones se fit entendre.
Je m'attendai à voir débouler Brian Jones, Ian Stewart, Mick Jagger, Keith Richards, Bill Wyman et Charlie Watts.
Je sortis immédiatement un papier et un crayon pour leur demander des autographes dès qu'ils entreraient dans la pièce.
Le bruit se rapprochait de plus en plus. Le temple tout entier en tremblait.
C'est donc ici qu'ils repètent pour leurs concerts, me dis-je. Mais je fûs époustoufflé quand, m'attendant à les voir par l'entrée tant le bruit se rapprochait, je vis la boule de pierre qui remontait la pente et fonçait vers nous.


Nous nous mîmes à l'abri derrière la table de pierre tandis que la boule vint se replacer dans le plafond, obstruant le trou par lequel on était entré, de telle sorte qu'on ne put deviner qu'il y eut quelques secondes plus tôt un trou béant dans le plafond.
"Le boule s'est remise en place", dit Etienne.
"... et le crâne aussi.", dis-je en constatant que le cylindre cubique au centre de la fameuse table ronde à angles droits était remonté, dans la meme position que quand j'avais vu le crâne la premiere fois que j'etais venu ici.
Nous repartîmes vers l'entree du temple, qui devait maintenant être degagée puisque la boule était remontée. Ce fût le cas. Nous pouvions sortir sans encombres.

Il nous restait l'autre crâne, à rapporter au centre de la terre.
Mais nous savions par où aller, grâce aux dessins que nous avions vu derrière la chute d'eau.


Nous devions donc nous enfoncer dans les profondeurs du lac pour remettre l'autre crâne de cristal au centre du noyau de la planète.
En faisant le tour du lac à pied, nous avons facilement trouvé le début de

l'escalier. Etienne a dit "quel dommage qu'on ait pas un moyen de transport pour

aller sous l'eau, on irait plus vite car cet escalier doit être interminable !'
Et j'ai tout de suite pensé à mon bateau. D'ailleurs il n'était pas bien loin, je

l'avais laissé sur la plage.
Nous sommes partis le chercher et avons dévalé l'escalier sous-marin avec.
Mais au fur et à mesure que nous descendions, les marches rétrécissaient, elles

s'enfonçaient dans les parois alors nous devions faire le plus vite possible sinon

nous allions tomber dans les abîmes de ce lac sans fond.
Je pédalais le plus vite que je pouvais.
Plus on descendait et plus il faisait chaud.
Nous sommes arrivés dans une grande caverne de lave où tous les murs étaient faits de lave incandescante, ce qui fait que l'endroit était très lumineux.
Puis au fond de la caverne, une énorme porte en bois. Et devant cette porte, assis

à une table, un vieil homme barbu lisait, à la lueur d'une bougie éteinte

(evidement, car on était toujours sous l'eau), un journal plié en quatre dans sa poche.
Nous voyant arriver, il se leva et dit  :
"Je vous attendais.
Je suis le gardien de ces lieux,
il prit un verre vide sur la table et le buva d'un trait pour s'altérer (eh oui car

on était sous l'eau)."
Etienne et moi nous étions époustoufflés.

"Je ne peux pas vous laisser entrer a moins que vous ne passiez les trois épreuves mortelles de la grande porte.
Vous devrez afronter les plus terribles pièges ovales existants sous terre ..."

Et à ce moment Etienne dit : "Mais nous on rapporte le crâne de cristal"

Alors le vieil homme répondit "ah alors dans ce cas, ça fait des années que je vous attends, le crâne a disparu d'ici il y a des milliers d'années et aujourd'hui est un grand jour...
Venez je vais vous payer un coup !"
Il ouvrit la grande porte et nous fit entrer dans une pièce ressemblant à celle du

temple où nous avions rapporté le crâne de cristal jaune.
Le vieil homme nout dit de poser le crâne sur la table carrée à angles arrondis qui était au fond de la pièce.
A mon grand étonnement, aucun bruit ne se fit entendre.
Je me retournai vers le vieil homme
"Et alors, c'est tout ? Il n'y a pas de boule géante ?"
Le vieil homme : "eh non, moi je n'ai pas pu avoir les Rolling Stones..."
Un peu déçus, nous repartîmes vers la sortie.
"...mais j'ai les marches amovibles", a-t-il crié.
Et là on a réalisé qu'on ne pouvait pas repartir s'il ne remettait pas les

marches en place...
On sortit tous les trois de la pièce et le vieil homme referma la grande porte et nous dit :
"Voila, le crane de cristal a retrouvé sa place.
Un grand évènement devrait se produire, mais il ne se produit rien. Cela veut peut

être dire qu'un autre crâne de cristal n'est pas a sa place sur la planète.
Tant pis, je vais vous remettre les marches."
Et nous remontâmes à bord du bateau.
Le vieil homme s'approcha, il était intrigué par ce bateau sans fond à roues.
Il dit "ça, c'est une invention !"
Je répondis "oui, mais là on doit y aller !"
Une minute, a dit le vieil homme, je vais vous remettre les marches pour que vous

puissiez remonter, mais faites moi d'abord voir comment fonctionne votre bateau."
Alors je me suis mis a pédaler et Etienne s'est assis a l'arrière du Chantiti.
On a tourné en rond pendant 24 heures et une minute avant qu'il se décide à nous

remettre les marches.
On est ensuite reparti mais on a eu beaucoup de mal à remonter l'escalier

Etienne, qui s'etait assis a l'arrière du bateau, a été obligé de descendre pour

pousser.


Je suis alors retourné en Bretagne par le même chemin que j'etais venu, après

avoir ramené Etienne au village incas.
Huit jours plus tard, en me promenant sur la plage, j'ai vu le Chantiti que j'avais

garé là la semaine d'avant. J'ai fait un feu pour envoyer des signaux de fumée à

Etienne de l'autre côté de l'Atlantique, puis je l'ai rejoint en pédalant sous

l'eau.
En cours de route j'ai encore trouvé un crâne de cristal, puis j'ai rejoint Etienne et on a du remettre le crâne de cristal en place et donc aller revoir le viel homme, qui

nous a redemandé de lui faire une démonstration pendant 24 heures et une minute.
Ce petit manège a duré 14 semaines, à chaque fois que j'allais voir Etienne, je

retrouvais le meme crâne de cristal sur mon chemin, à chaque fois il ressortait de

la dorsale Atlantique au milieu d'une boule de lave en fusion.
Et à chaque fois nous devions aller voir le vieil homme pour qu'il puisse le

remettre à sa place.

Au bout de 14 semaines, il nous a avoué qu'il se débrouillait pour que le crâne de

cristal ressorte à chaque fois rien que pour nous voir pédaler pendant 24 heures et une minute.
Il nous a expliqué qu'à chaque fois qu'on rapportait le crâne et qu'il le posait

sur son emplacement, il reçevait le surlendemain la visite d'un extraterrestre

d'une autre dimension qui voulait connaitre le secret du bateau a pédales.
L'extraterrestre lui promettait en echange un voyage en soucoupe s'il arrivait à

découvrir ce secret. Mais malgré qu'à chaque fois Etienne et moi lui faisions une démonstration de 24 heures et une minute, le viel homme n'avait pas trouvé le secret du Chantiti.
Il me demanda alors le secret de mon bateau.
Je lui répondis simplement : "c'est un bateau interdimentionnel, qui roule sous

l'eau."
Le vieil homme fût époustoufflé.

Nous repartîmes.
L'homme nous cria "et que la farce soit avec vous !"
Il avait compris que c'est une immense blague.
Depuis cette année là, tous les 3 ans, en Normandie, dans le village des Pieux, le seul village au monde où il ne pleut qu'une fois par jour, sauf les rares jours où on aperçoit le soleil. Ces jours là, il pleut deux fois par jour. Ca nous rapelle notre épopée dans le lac du temple incas. Nous sommes toujours aussi étanches.

Mais figurez-vous qu'un jour, ma palette de carrambars étant terminée, j'ai acheté un journal pour avoir de la lecture lors de ma traversée de l'Atlantique car je voulais aller voir Etienne.
Dans les faits divers, il y avait un article sur un certain Gilles Hardel qui partait en expédition en afrique à bord d'un ballon. L'expédition devait durer 5 semaines et partir du Mozambique pour remonter le Nil.
Gilles disait espérer trouver un crâne de cristal.
En arrivant en Amérique centrale, j'ai tout de suite montré le journal à Etienne, qui a tout de suite été très emballé : nous devions aller voir ce Gilles.
Nous nous sommes rendu à son point de départ le jour fixé, et il était là.
Il connaissait Etienne de renom, et il nous a invité à faire le parcours avec lui.
La nacelle de son ballon n'était prévue que pour une personne, mais on pouvait se relayer et les 2 autres pousseraient le ballon. Son ballon était un peu spécial, il ne volait pas. Par contre il avait des roues. Ceci avait un double avantage : on pouvait descendre à terre plus facilement qu'avec un vrai ballon. Gilles avait pris un risque, mais il pensait que les animaux et les tribus indigènes n'approcheraient pas, car ils prendraient le vehicule pour un vrai ballon.
Nous avons décollé au bord du lac Victoria.



Nous devions le survoler pour le traverser. Mais Gilles, en prévoyant son itinéraire, avait dû oublier que son ballon ne volait pas. Comme Etienne et moi étions venus avec mon bateau, on a proposé à Gilles de traverser le lac avec. Gilles était d'accord, il a tout de suite compris en le voyant que c'était un baleau fait pour flotter dans les fonds marins. Le problème, dit-il, c'est les crocodiles.

Mais les crocodiles flottent, donc on est passé sous eux sans problème.


On avait attaché la mongolfière de Gilles (qui, elle, flottait à la surface du lac grâce au balon), au bateau.

Au bout de huit jours, nous avions fait 100 kilometres comme ça, et là, en plein désert du Kalahari, on a rencontré un homme qui parlait un drôle de langage, ponctué de cliquetis très subtiles.


"C'est un Boushman", dit Gilles.

Gilles nous traduisit les propos de cet homme.


Il cherchait le bout du monde, pour y jeter une bouteille de soda qui etait tombée du ciel et avait foutu la zizanie dans son village.


 Nous lui indiquâmes le chemin vers le bout du monde, puis on a continué notre route vers le Nord.
Nous sommes arrivés devant un canyon, que nous allions avoir du mal à traverser avec mon bateau ou le ballon de Gilles. Et Etienne a eu une idée géniale.
Il a gonflé le ballon avec de l'air chaud, comme un vrai.
Il s'est alors envolé et on a attaché le bateau dessous. Gilles etait dans le ballon et  Etienne et moi dans le bateau.
Au bout de cinq semaines, on est arrivé au Caire.
On avait faim, très faim.
Gilles avait la bàs un ami, nommé Sallah.
On est allé le voir.
Gilles lui a demandé s'il savait où était le crâne de cristal.
Il ne savait pas, mais il nous dit qu'un francais, très doué, un certain Mallabar ou quelque chose comme ça, etait aussi à sa recherche. C'etait sans doute Dallarat.
Il nous dit que par contre il savait où était l'arche d'alliance, mais on était pas là pour ça.
Mais il connaissait un vieil homme, qui pourrait sans doute nous renseigner. Il avait déjà dechiffré un médaillon pour un autre ami de Sallah, le professeur Jones.
Ce vieil homme connaissait plein de choses,  il avait peut etre entendu parler des crânes de cristal.
Sallah nous emmena donc chez lui.
C'etait dans une petite maison, avec un ventilateur au plafond.
Le vieil homme dit : "venez, venez, assayez-vous."

Gilles lui parla du crâne de cristal et le viel homme sortit une vieille carte.

Il nous la montra et dit :
"J'ai cherché le crâne déjà mais je ne l'ai pas trouvé. Je n'ai pas pû aller au bout de mes recherches.
Je pense qu'il se trouve sous le sphinx.
Prenez cette carte elle vous aidera peut-être..."
Il nous montra des hiéroglyphes ecrits sur la carte et nous dit :
"... ceci signifie
six cadam deo"
"a peu pres 1 metre 80", dit Gilles
Le vieil homme retourna la feuille et lu d'autres hiériglyphes inscrits au dos :
"à ceci enlevez un cadam, pour honorer le créateur des vaps"


Avant que nous partions, Sallah me dit :
"Titi, le crâne, il ne doit pas bouger, si vous le trouvez, il doit rester là où il est"
Etienne lui repondit : "Oui, nous le savons, merci Sallah"


Nous partîmes ensuite pour Gizey.
Jean-Marc Dallarat y était déjà.
Nous l'aperçûmes alors qu'il sortait d'un tunnel qu'il avait creusé sous le sphinx.



Il etait essouflé. Il dit :

"Je suis epoustoufflé, Gilles, j'ai bien vu l'emplacement du crâne, mais il n'est plus là. Il est sur l'ile de Pâques."
Puis il nous raconta en détail ce qu'il avait vu sous le sphinx.
Une histoire à dormir debout avec des mouffles.
Gilles et Jean-Marc partirent pour l'ile de Pâques, tandis qu'Etienne et moi sommes repartis à Pludual, car c'etait la chandeleur et nous devions faire des crèpes.
Je ne sais pas si Jean-Marc et Gilles ont réussi a retrouver le crâne, il faudrait le leur demander.


Quand au Boushman, qu'on avait rencontré au Kalahari, il a marché vers l'Ouest très longtemps, il a été jusqu'en amérique je crois qu'il est devenu quelqu'un d'assez connu là bas. Il s'appelait Obamah.
"  











Histoire de Fêlés

Gildas Potter à L'école de Fêlés

Chapitre 3
L'école des Fêlés

La veille de la rentrée à l'école des Fêlés, David est venu sonner à la porte de chez Mr Potter, pour venir chercher Gildas pour acheter ses fournitures.
Il l'emmena acheter des baguettes de soudure, des plumes d'indien, des carrambars et des rustines vertes carrées percées.
Ils partirent ensuite pour la gare pour prendre le Vap Express qui les emmena a l'école des Fêlés.
Gildas fit dans le train la connaissance de Maxime, qui entrait aussi a l'école des Fêlés.
Quand le Vap Express arriva à l'école, des voitures a pédales les attendaient sur le quai de la gare.
David fit monter tous les élèves de première année dans une voiture et ils partirent en parade vers l'école, qu'ils pouvaient apercevoir à un petit kilomètre de là.
Les autres élèvent disparurent. David leur expliqua qu'ils avaient transplané directement à l'interieur de l'école.
Gildas était monté dans un canoé où tout le fond avait été enlevé et remplacé par une espèce de vélo à quatre roues.
Pour se rendre à l'école ils durent traverser un pont en bois complètement délabré.
David les fit traverser le pont un par un car il risquait de s'écrouler à chaque fois qu'une voiture passait dessus.
Une fois que toutes les voitures eurent franchi le pont, ils se garèrent sur le parking de l'école et entrèrent à l'intérieur, pour rejoindre une grande salle, où trois tables d'une longueur interminable étaient déjà bien remplies de convives, qui mangeaient du poulet avec du taboulet.
A tour de roles, la première table chantait

"c'est à babord qu'on chante les plus fort",

répondant à la table située a l'opposé où les personnes chantaient

"c'est a tribord qu'on chante les plus fort"

Tandis qu'a la table du milieu on channtait

"vive la bretagne vive les bretons"

A une quatrième table, plus petite, installée dans l'autre sens sur une estrade, des personnes étaient installées, d'un seul côté, et avaient ainsi vue sur l'ensemble de la salle.
Gildas s'assit a une table avec Maxime à coté de David.
David leur expliqua qui etaient ces personnes.
Tout à gauche de la grande table, c'était le professeur N'hervé, un specialiste des réparations de fortune.
Ensuite, Jean Marc, l'animateur qui est aussi prof de bonnes blagues.
Puis Bernard Tocqueville, le prof d'histoire, Dominique, le sous directeur,  Baloo, le directeur de l'école, qui portait toujours un chapeau camarguais.
De l'autre côté de Baloo était assis Jean-Claude saint Georges, le célèbre archéologue qui avait trouvé les plus grands trésors connus de la planete, Jojo, le testeur, Jean Pierre, professeur de mécanique quantique, qu'on reconnaissait à ses mains toujours pleines de cambouis, et Gilles Larose, le vétérinaire de l'école. David, lui, n'était pas professeur mais s'occupait de l'entretien et des soudures. La plupart des élèves le surnomaient Starsky, ou Hutch, car David Soud'.


Découvrez la suite dans la prochaine Gazette du Fêlé.











Les voitures mythiques

La formule Bohin


Sortie tout droit des ateliers de l'usine Bohin, la formule Bohin était un chef d'oeuvre de technologie, cousue main.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les pilotes de cette voiture ont une sacré bobine !


Cette voiture, construite en 1896, lors de la grande invasion de mites, a permis à Mr Bobine de faire des réparations d'urgences à domicile, et c'est tout de suite devenu une voiture mithyque.
Cette voiture n'existe plus car elle a cramé lors du crash de Roswell en 1947. Nous n'avons jamais pu savoir ce que faisait cette voiture en mai 1947 au beau milieu du desert de l'Arizona.


L'équipe a construit une nouvelle voiture, la bobine Bohin, la seule voiture à pédales à ce jour capable de franchir le mur du son.



 Si vous avez la chance de la voir rouler, vous constaterez en effet qu'elle emet régulièrement le bang caracteristique de franchissement du mur du son à chaque accélération.



Il ne nous a pas été possible de savoir quelle technologie ils ont utilisé pour parvenir a un tel résultat, mais il n'est pas interdit de penser qu'il y ait un lien avec le fait qu'ils se trouvaient dans la fameuse zone 51, en Arizona, en 1947.


D'autres equipes ont tenté de franchir le fameux mur du son avec leur voiture, mais tout ce qu'ils ont réussi a faire c'est de franffir le mur du fond, et encore "franffir" est un bien grand mot...

 












Le courier des lecteurs
Ecrivez-vous ! Tous vos couriers figureront dans les prochains numéros !




Il est tout à fait possible que les capes d'invisibilité existent sans qu'on en soupconne l'existence, puisque personne n'en a jamais vu.

Albert Einstein



La lune est habitée de pingouins qui habitent dans des igloos mobiles, j'en ai vu un l'autre jour qui courait après sa maison, dans mon télescope.

Hubert Reeves



Les envahisseurs sont là, mais ils sont tout petits, ils ont installé des galaxies entières dans les lentilles des plus grand télescopes.
Igor et Grichka Bogdanov











Dans le prochain numéro

  (à paraître dès qu'il sera écrit) 


  L'interview des voitures qu'on ne vois jamais... parsqu'elles roulent trop vite !
    La suite de Gildas Potter à l'école des Fêlés
    ... et une nouveauté (qui a déjà fait ses preuves sur un ancien site)